Qu’est ce-que
la théorie poly-vagale ?
La théorie poly-vagale ou TPV part du principe
qu’intriqué dans son espace et
dans son temps, l’être humain devient la synthèse de l’interaction de son corps avec son environnement.
Nous sommes en lien permanent avec notre environnement, alors autant comprendre comment communiquer.
Pour cela il est bon de vérifier que notre communication interne est adaptée.
La communication cerveau-cœur-viscères est la
voie royale pour la régulation des états affectifs.
« Je n’existe qu’en relation avec mon monde ! »
Dr Stephen Porges

Les 3 piliers de la TPV
- LA NEUROCEPTION
- LA HIÉRARCHIE
- LA CO-RÉGULATION
LA NEUROCEPTION
Système subconscient de perception
de menace ou de sécurité.
Notre SN (Système nerveux) traite en permanence les informations sensorielles de son environnement (intérieur/extérieur)
Et se pose en permanence 1 seule
question : « Suis-je en sécurité ? »
Quand la neuroception évalue le risque de manière adaptée, une réponse viscérale adéquate à la conscience du
danger est proposée.
Lorsque notre SN identifie une situation rassurante, les réponses dues au stress (attaque/fuite) sont inhibées, de même qu’une
neuroception de sécurité nous évite d’entrer dans un état d’immobilisation.
Une neuroception peut être défaillante : alcool, drogue, médicaments, hypoglycémie, traumatismes…

LA HIÉRARCHIE
La TPV décrit 3 phases du développement du SNA, 3 stratégies adaptatives soutenues par un circuit neural distinct
3 circuits neuraux qui forment une hiérarchie pour optimiser la survie dans des environnements : sûrs, dangereux ou menaçants
pour notre vie.
Ces 3 circuits ou stratégies sont nommées :

Système entérique / ventral
> Régule le système digestif = relation
Crée une chimie adaptée
Fournit à l’organisme le carburant nécessaire pour fonctionner correctement.
Notre deuxième cerveau dédié à ce processus, sa principale mission est de nous permettre de digérer convenablement ce que nous ingérons.

Système sympathique / fuyant ou agressif
> Fuit / Combat = mobilisation
Crée de l’adrénaline de la noradrénaline
En cas de danger, le circuit de sécurité est désactivé pour enclencher celui de la mobilisation (fuite/combat)

Système parasympathique / dorsal
> Fige = immobilise
Crée de l’acétylcholine et de l’endorphine
En cas d’inefficacité, celui-ci se désactive à son tour pour laisser place à l’immobilisation
Ces réactions d’adaptation peuvent se produire en quelques secondes, minutes, heures, semaines, mois, années… voir toute une vie.

LA CO-RÉGULATION
Le lien, un impératif biologique
Que nous en soyons conscients ou pas, nous communiquons des éléments de sécurité ou de menace.
La co-régulation permet de trouver un espace de sécurité à travers le SN de l’autre :
⚬ Dysrégulation : Subissement du système nerveux de l’autre qui génère de l’insécurité chez nous sans possibilité de rebasculer dans un état sécure
⚬ Auto-régulation : Capacité à réguler soi-même son SN et retrouver un état sécure grâce à une bonne flexibilité vagale (résilience physiologique par la connexion à soi)
Quand j’active mon système :
- SYMPATHIQUE agressif ou fuyant,
je suis en :
État d’arrêt / Déconnexion / Immobilisation - PARASYMPATHIQUE dorsal,
je suis en :
État de mobilisation / Stress / Protection - ENTERIQUE ventral
je suis en :
État d’engagement social / Sécurité / Connexion
Un système nerveux régulé permet l’homéostasie dans notre corps.
La façon dont nous nous sentons influence ce que nous pensons,
voyons, entendons, ressentons et faisons
- Le SNA (système nerveux autonome)
est le socle sur lequel se fonde toutes les expériences vécues.
Apprendre à le réguler, permet de vivre plus de confort dans l’inconfort.
Le SNA régule les processus physiologiques involontaires : rythme cardiaque, digestion, tension artérielle, glycémie, respiration…
Le SNA permet le maintien de l’homéostasie interne de l’organisme - La TPV (théorie polyvagale)
permet d’expliquer comment et
pourquoi les êtres humains
évoluent au fil d’un cycle continu.
Voici le trajet de l’information :
> Corps : Récepteur
> SNA : Mémoire du corps
> Cerveau reptilien : Réaction automatique
> Thalamus : Gare de tri
> Cerveau limbique : Sensations / émotions
> Néocortex : Sens de l’information
> L’ère gnosique : Action
Le nerf vague ou nerf vagal, douzième nerf crânien, est le plus grand nerf crânien. Il prend naissance à l’arrière du bulbe, une structure qui relie le cerveau à la moelle épinière et parcourt le crâne par une ouverture appelée foramen jugulaire, le cou et la poitrine jusqu’à prendre fin dans l’abdomen.

Chaque être humain est naturellement programmé pour être en lien.
La flexibilité vagal
La flexibilité vagale ou tonus vagal, permet de naviguer entre nos états en ayant accès à notre système d’engagement social (ventral), de nous
mobiliser lors d’un danger (sympathique), voir de se fermer et s’immobiliser face à un grand danger (dorsal), tout en maintenant notre capacité à revenir dans un lieu intérieur sécure une fois le
danger passé.
Tout l’enjeu de la thérapie proposée sera d’apprendre à réguler son système nerveux pour retrouver ce lien à la vie, aux autres et à soi-même
Déborah CHOLLEZ – Thérapeute

Prendre RDV pour réguler votre système nerveux : https://calendly.com/debyloo/rdv_therapie



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